À la mort de sa tante adorée, Amy décide de reprendre son café « Chez Josy », situé en plein cœur de Boston. Trois ans plus tard, le bilan est mitigé : si Amy est épanouie dans son travail, il accapare toute son énergie et sa vie personnelle en souffre. Bien décidée à ce qu’elle ne reste pas célibataire à la veille de ses 30 ans, sa mère lui présente le lieutenant Tom McGarrett, de la police de Boston, lors d’un dîner de famille…

Leurs chemins ne tardent pas à se recroiser car, dès le lendemain, Amy est victime d’un braquage. Et comme si cela ne suffisait pas, son employée Amber disparaît mystérieusement. Amy décide alors de prendre les choses en main et de mener sa propre enquête, qui la mène dans les milieux troubles de Boston et dans l’entourage du séduisant mais dangereux chef de gang Cole.

Entre le gendre idéal et le bad boy, son cœur balance… Qui Amy choisira-t-elle ? Réussira-t-elle à retrouver Amber et les responsables du braquage ?

Ce roman à trois voix est le premier tome d’une trilogie romantique et enlevée dont vous deviendrez vite accro !

CHAPITRE 1 : AMY
— C’est l’amour de ma vie, c’est certain.
Voici le genre de phrase qui, prononcée avant même qu’il ne soit sept heures du matin, mérite qu’on y prête un minimum attention. Du moins, dans le contexte où nous sommes. Je vous brosse le tableau : Amber, l’auteure de cette affirmation importante, nettoyant la vitrine à pâtisseries le regard perdu dans un monde peuplé d’angelots et de nuages roses ; Shelly, mon autre employée, s’affairant entre la réserve et le comptoir pour préparer tout ce qui va nous être nécessaire dans les prochaines heures ; et moi, comptant les billets pour le fond de caisse.
Oui, car à cette heure-ci, alors que certains s’apprêtent à aller se coucher après une soirée bien arrosée, nous trois, nous commençons notre journée de travail au café.
— Pardon ? questionné-je en partie pour me remettre de mes émotions, et être certaine que mon ouïe ne me faisait pas déjà défaut.
— Sebastian, c’est le bon. C’est l’homme de ma vie. C’est une évidence.
Le pire, c’est qu’elle n’a pas l’air de plaisanter. Elle exhale cette aura propre à deux types de femmes : celles qui sont enceintes – et qui ne sont pas sujettes aux nausées matinales –, et celles qui sont éperdument et terriblement sous l’emprise d’un amour nouveau, profond et sincère. Donc à six heures trente du matin, elle a un teint de rose, les yeux brillants, et un sourire niais collé au visage, alors que moi… je vous laisse imaginer.
Le fait qu’elle n’ait que dix-huit ans et quatre jours – alors que j’affiche vingt-neuf ans et quatre mois au compteur – joue peut-être un peu en sa faveur également. Et d’ailleurs, que connaît-on de l’amour à cet âge-là ? Comment peut-on savoir qu’un homme est destiné à être celui qui nous accompagnera toute la vie, alors qu’on la commence à peine ?
Je me retiens de lui poser la question, car je ne veux pas être désagréable avant même l’ouverture du café, mais Shelly n’a pas les mêmes scrupules apparemment.
— Comment peux-tu en être sûre ? Tu n’es encore qu’un bébé, ta vie vient à peine de commencer !
Shelly a la bonne quarantaine, même si elle jure depuis trois ans que je travaille avec elle qu’elle n’en a que trente-huit – elle oublie que sa date de naissance est inscrite sur sa fiche de paye. Du coup, en tant qu’aînée de notre petite équipe, elle se permet régulièrement de nous faire profiter de son expérience de vie, le fait que je sois sa patronne ne l’empêchant aucunement de me prodiguer ses bons conseils.
— Je ne suis pas un bébé ! Tu es simplement jalouse, voilà tout !
— Moi ? « Jalouse » ? ricane Shelly. Je suis parfaitement épanouie dans ma vie amoureuse, très chère ! Je n’ai rien à t’envier.
Sentant que nous sommes à deux doigts d’un dérapage, je décide d’intervenir pour calmer les esprits.
— Amber, ce que Shelly essaye de te dire, c’est qu’elle a peur que tu t’enflammes un peu trop vite pour ce garçon que tu connais à peine, et elle n’aimerait pas qu’il te fasse souffrir plus tard. Elle s’inquiète juste pour toi – n’est-ce pas, Shelly ?
Je regarde cette dernière en grimaçant, de façon à l’enjoindre de rentrer dans mon jeu.
— Oui, bien sûr, c’est tout à fait ça, acquiesce-t-elle en levant les yeux au ciel.
Amber n’a pas l’air d’y croire une seconde.
— Je sais que Sebastian ne me fera pas souffrir. Il m’aime, lui aussi. Il me traite comme une princesse, et c’est quelqu’un de bien, qui travaille dur. D’ailleurs son patron vient de lui accorder une promotion, et il a promis de m’emmener quelque part pour fêter ça.
— Eh bien, c’est fantastique. Je suis heureuse pour toi.
L’enthousiasme devait manquer dans ma réponse, car Amber plisse les yeux et soupire.
— Je sais que vous pensez que je suis trop jeune pour trouver l’homme de ma vie. Mais moi au moins, je fais quelque chose pour le trouver ! Tout le monde n’ambitionne pas de finir vieille fille avec des chats.
Ça y est ! J’ai vraiment perdu le compte de mon fond de caisse ! Je la dévisage, interloquée, réprimant de justesse un hoquet de surprise. C’est la première fois qu’elle se permet de s’adresser à Shelly ou moi de cette façon ! Et je pense que cette pique m’était clairement destinée. D’autant que Shelly ne semble pas avoir pris ces mots pour elle. L’idée qui me vient immédiatement à l’esprit est : je n’ai pas de chat. Mais la vérité, c’est que si je n’en ai pas, c’est parce que j’y suis allergique ; sinon, il est fort probable que j’aurais déjà franchi le pas.
— Si je ne suis pas célibataire, ce n’est pas parce que je ne veux pas d’homme dans ma vie ! Je n’ai tout simplement pas rencontré le bon, répliqué-je sèchement.
Je ne devrais pas perdre de temps à me justifier auprès d’une gamine, qui plus est une de mes employées ; mais je ne peux m’en empêcher.
Shelly fait une tentative un peu bancale de plaidoirie en ma faveur :
— Tu sais, il m’a fallu des années avant de me rendre compte que Bruno était l’homme de ma vie. Tu as beau l’avoir juste sous ton nez, il est parfois dur de voir l’évidence.
Cette fois-ci, je replonge mon nez dans le tri des billets d’un dollar. Je n’ai pas envie d’encourager l’une d’entre elles à me parler de ma vie amoureuse ou de la leur. Surtout pas celle de Shelly.
— Amy, pour rencontrer un homme, il faudrait déjà accepter de leur parler, dit Amber.
— Je parle à un tas d’hommes ! m’indigné-je.
— Passer les commandes aux fournisseurs ne compte pas, Amy. Ni parler aux clients du café… Surtout quand ceux-ci ont plus de cinquante ans.
— S’ils ont un pénis, alors techniquement, ce sont des hommes, argumente Shelly.
— Je n’arrive pas à croire que tu as dit le mot pénis au travail ! s’offusque Amber.
Elle place sa main devant sa bouche grande ouverte. On dirait une enfant qui vient d’entendre un de ses parents lâcher un gros mot. Apparemment, avoir dix-huit ans ne rend pas adulte pour autant.
— Je croyais que tu étais majeure depuis une semaine, la taquiné-je. Ne me dis pas que pénis est un nouveau mot pour toi…
— Euh… non, admet-elle en baissant les yeux.
— Mais je me demande effectivement ce que penserait Bruno, s’il savait que tu parles de pénis au travail… dis-je à Shelly avec un petit sourire sarcastique.
Je ne pensais pas qu’elle me prendrait au pied de la lettre. Elle blêmit et grommelle une sorte d’excuse, puis part se réfugier dans la réserve.
Amber n’a pas tout à fait tort concernant mes relations avec les hommes. On ne peut pas dire que durant les deux ans où elle a travaillé pour moi, elle m’ait vue souvent en compagnie du sexe opposé. En fait, jamais.
La faute à qui ? À quoi ?
Je dirais : une combinaison de plusieurs facteurs. Le principal étant que je n’ai pas une minute à moi depuis environ… trois ans.
J’avais une tante qui s’appelait Josie. Alors oui, là, tout de suite, vous vous demandez ce que peut bien venir faire ma tante dans l’histoire, et quel rapport elle a avec mon absence de vie amoureuse. Eh bien, figurez-vous que Josie tenait un café dans Bay Village à Boston. J’adore ce quartier, avec ses coquettes maisons de briques rouges, ses rues ombragées et ses petites boutiques d’artisanat. Mais on y reviendra plus tard.
Josie ne s’est jamais mariée, c’était un esprit libre et l’idée même du mariage ne l’emballait pas trop. Elle a vécu une vie pleine d’aventures à travers le monde, et lorsqu’elle a enfin décidé de poser ses valises, c’est dans son Boston natal qu’elle l’a fait. À mon avis, en grande partie à cause de nous – mes parents, ma sœur et moi. Et j’ose parfois même penser : plus particulièrement à cause de moi. Elle a repris un petit café décrépit, et l’a transformé en un endroit chaleureux et élégant à la fois.
Josie a continué de voyager par l’intermédiaire de ses clients pour qui elle était une oreille attentive. Et eux-mêmes ne se lassaient pas d’entendre ses récits qui s’enrichissaient au fil des ans d’anecdotes parfois réelles, mais souvent sorties de son imagination.
Ses histoires, je les connaissais par cœur. J’ai passé une bonne partie de mon adolescence à faire mes devoirs sur la vieille table en bois verni du fond, ou plus tard sur la petite terrasse, à l’ombre des parasols crème. Son café, c’était un peu mon refuge. Et tante Josie ma confidente. La seule adulte avec qui je pouvais discuter de mes tracas. Je me suis souvent demandé pourquoi j’arrivais si bien à communiquer avec elle, alors que j’étais totalement incapable de le faire avec ma propre mère – c’est toujours plus ou moins le cas d’ailleurs. Mais Josie a disparu avant que je résolve ce mystère. Tuée par le sucre. Enfin, pas directement, hein ! Plutôt à cause d’un excès de glucose permanent qui a fini par la mener tout droit à la crise cardiaque. Je la revois toujours, riant à une blague de M. Connelly, un habitué ; puis l’instant d’après, s’écroulant sur son cappuccino. Du reste, il n’en a jamais recommandé, du moins pas ici. Je crois qu’il s’en veut un peu, qu’il a l’impression de l’avoir tuée, alors que les médecins nous ont assuré que c’était plutôt la faute des fondants choco-banane.
Bref, une fois Josie disparue, nous nous sommes retrouvés – ma mère, mon père, ma sœur Carolyn et moi – chez le notaire. Et il faut dire qu’elle avait tout prévu, Josie. À Carolyn, elle a légué son impressionnante collection de masques africains. Ma sœur et son mari étaient à l’époque des amoureux des espaces épurés, voire aseptisés, ressemblant à des appartements-témoins. Tante Josie a toujours été facétieuse, vous auriez dû voir leur tête le jour où les déménageurs ont débarqué chez eux avec une dizaine de cartons pleins à ras bord. Depuis, leur maison a bien changé, elle pourrait figurer dans un catalogue Toys’R’Us.
À mes parents, elle a légué son chien Toby. Ma mère déteste les animaux autant que mon père les adore. Devant l’enthousiasme de mon paternel à recueillir le pauvre labrador orphelin, elle n’a pas eu le cœur de refuser les dernières volontés de sa défunte sœur – qui, à mon avis, l’a fait exprès, elle adorait mon père. Bon, ma génitrice a bien tenté un peu de protester, mais elle a fini par céder. Ce qui n’est pas dans ses habitudes. En fait, je crois qu’elle a complètement oublié le chien à partir du moment où le notaire a annoncé ce qui me revenait dans l’héritage de tante Josie : le café.
À ce moment-là, fraîchement diplômée de la prestigieuse université de Harvard, j’occupais un poste dans une grande entreprise d’informatique, au service financier. Je menais une vie très routinière et sans intérêt. J’avais un petit ami, des amis, un bon salaire, mais je m’ennuyais. Je suis restée un peu pantoise lorsque le notaire a annoncé que j’héritais de l’affaire. J’avais pensé – non pas que j’y avais beaucoup réfléchi, à vrai dire – que logiquement, ma mère hériterait de tout, que nous nous partagerions quelques bibelots, et qu’elle vendrait rapidement le café.
Il m’a fallu une nuit pour prendre ma décision. Le lendemain, je posais ma démission et je reprenais Chez Josie.
Depuis, je travaille de l’ouverture à la fermeture presque tous les jours. Je suis très fière de ce que j’ai accompli ces trois dernières années, même si c’est au sacrifice de ma vie personnelle. Mon petit ami n’a pas tardé à me quitter, il en avait marre de se lever seul le matin, et de me voir m’écrouler dans le lit à peine rentrée le soir. Je ne peux pas vraiment lui en vouloir.
Ce travail a complètement changé ma vie. Je comprends pourquoi Josie l’aimait tant. Je me trouve plus épanouie, plus vivante, même si j’avoue volontiers qu’il consume toute mon énergie. Je suis consciente qu’il me manque quelque chose pour être totalement heureuse. Car bien que je n’aie aucune envie d’en discuter avec Amber et Shelly, je sais qu’avoir une véritable relation amoureuse me tente. Avoir quelqu’un qui m’attend le soir quand je rentre, à qui raconter ma journée. Partager avec un homme plus qu’une blague en lui tendant son café, et qui pourrait accessoirement me protéger en cas de face-à-face avec une araignée velue. Et honnêtement, je suis déterminée à ne pas finir comme Bridget Jones, à vider des pots de crème glacée en chantant « All by Myself » seule ou avec pour unique compagnie des collègues de travail entre deux âges. Le problème, c’est que je ne sais pas trop comment m’y prendre. Avant de me retrouver célibataire, j’étais avec mon petit ami depuis quatre ans. Cela fait trop longtemps que je n’ai pas joué le jeu de la séduction.
— Tu devrais sortir plus souvent, me lance soudainement Amber après quelques minutes de silence.
Je croyais la conversation sur ma vie sentimentale terminée ; mais je me suis trompée, apparemment.
— Mais je sors souvent !
— Ah oui ? Qu’est-ce que tu fais ce soir ?
— Je mange chez mes parents, admets-je à contrecœur.
— Tu vois ! jubile-t-elle.
— Ce n’est pas parce que je vais chez mes parents que je ne sors pas ! D’ailleurs, je sors demain soir !
Je n’en reviens pas de devoir me justifier à une gamine de dix-huit ans. Et je suis bien heureuse d’avoir quelque chose de prévu, histoire de lui clouer le bec.
Amber lève un sourcil soupçonneux et me demande :
— Avec un homme ?
— Non, c’est une sortie entre copines ; mais ça n’empêche pas de faire de nouvelles rencontres.
— Hum hum.
Elle n’a pas l’air convaincue.
Ce que j’oublie royalement de lui préciser, c’est qu’il s’agit en fait d’une soirée de mon groupe de lecture, et que nous avons prévu de nous retrouver chez mon amie Maddie. Donc le seul individu masculin que je risque de croiser, c’est le livreur de pizza.
— Les soirées entre filles, ce n’est pas la meilleure occasion pour rencontrer un homme sérieux.
Tiens, visiblement, Shelly a fini de bouder dans la réserve.
— Si tu veux avoir une chance de trouver quelqu’un de bien comme mon Bruno, ce n’est pas en écumant les boîtes de nuit louches que tu vas y arriver.
Je vais pour répliquer que sortir dans une boîte de nuit louche en quête de l’amour n’est vraiment pas à mon programme, mais je laisse glisser. Si parler de ma vie sentimentale avec Amber est déjà un peu bizarre, je crois que je n’ai aucun conseil à recevoir de Shelly sur la manière de trouver l’âme sœur.
Oui, car Shelly est en couple avec Bruno Mars. Vous savez, le chanteur au sourire charmeur et à la cool attitude assumée ? Le seul détail, c’est que lui n’est pas au courant. Mais elle est totalement persuadée d’être la femme de sa vie depuis qu’elle l’a entendu chanter « Just the Way You Are ». Elle pense qu’il a écrit cette chanson pour elle. Elle est certaine que lorsqu’ils auront enfin l’occasion de se rencontrer en chair et en os, il la reconnaîtra comme celle qu’il attend depuis toujours, et qu’il la traînera à l’autel comme dans « Marry You ». Je n’ai jamais osé lui demander si elle était au courant qu’il a presque vingt ans de moins qu’elle et qu’il n’est pas célibataire…
J’ai appris depuis longtemps à ne pas la contredire dans son délire. Du moment qu’elle reste efficace au travail, je n’ai pas vraiment à m’en mêler. Elle était employée au café du temps de ma tante, et si l’on met de côté son étrange obsession marsienne, c’est une serveuse plutôt compétente, et elle prépare le meilleur cappuccino du monde !
Nous formons avec Amber et elle une équipe assez originale mais qui fonctionne bien. D’ailleurs, je suis assez fière de voir que les finances du café se portent de mieux en mieux. Si Shelly est employée ici depuis presque une décennie, j’ai embauché Amber il y a environ deux ans. Elle travaille au café principalement après les cours et les week-ends. Elle a eu une enfance un peu chaotique ; abandonnée par ses parents, elle a été élevée par sa grand-mère qui peine à joindre les deux bouts. Je me souviendrai toujours du moment où elle a poussé la porte du café pour me déposer son CV. Avec ses longs cheveux blonds bouclés, ses grands yeux noirs et sa silhouette toute fine, elle avait l’allure d’une brindille sur le point de se briser. Je n’avais pas encore les moyens d’embaucher quelqu’un d’autre à temps plein, mais je ne pouvais pas me résoudre à la laisser repartir avec une réponse négative. C’est comme ça qu’elle a commencé à venir nous donner un coup de main quelques heures par semaine, pour au fil du temps travailler presque tous les après-midi et les week-ends.
Malgré sa curiosité à mon égard, c’est une employée modèle qui ne rechigne pas à la tâche. Elle rêve de décrocher une bourse pour intégrer l’université de Boston à la rentrée prochaine, et j’espère sincèrement qu’elle y arrivera. Nous avons une relation très spéciale, elle et moi, que je n’ai pas avec Shelly. C’est moi qui l’ai aidée à remplir ses dossiers pour l’université, qui suis allée avec elle choisir sa robe pour son bal de promo, qui ai insisté pour qu’elle apprenne à conduire. Elle est la petite sœur que je n’ai pas eue.

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Ce récit est plein d’humour, de réflexions piquantes, de situations amusantes et sa lecture nous fournit un très bon moment de détente.

  • Versions : Kindle (Amazon), Papier grand format (Prisma), Poche (France loisirs)
  • Nombre de pages 309
  • Date de Sortie : Octobre 2017
  • Langues : Français, Espagnol